Soyons clair : il n’y a pas de discussion possible, les Buttes-Chaumont sont le plus beau parc parisien ! Le caractère scientifique de cette assertion vous semblera évident, j’espère, à la lecture de ce texte….. ;-) 25 ha situés sur les hauteurs de Paris, inaugurés en 1867, au nord-est de la capitale, le parc est situé sur d’anciennes carrières de gypse, qui ont servi aussi de dépotoir recueillant entre autres les déchets d’un équarrissage et même de gibet (Montfaucon était juste à côté…..). Pour plus de détails, allez voir la page qui lui est consacrée sur le site de la Ville de Paris http://www.paris.fr/portail/Parcs/Portal.lut?page=equipment&template=equipment.template.popup&document_equipment_id=1757 D’un point de vue esthétique autant qu’écologique, les caractéristiques importantes de ce parc sont le relief tourmenté du terrain, l’âge des arbres et la présence d’eau. Les promenades y sont sportives (ça grimpe….) mais gratifiantes en toutes saisons. 
On découvre d'abord la pièce d’eau qu’on domine quand on arrive par l’entrée principale. Elle entoure un promontoire rocheux (le Belvédère) qui domine tout le nord de Paris et une bonne partie du Val d’Oise jusqu’à la forêt de Montmorency. C’est aussi un endroit d’où on peut observer en automne la migration des passereaux (bergeronnette grise, pinson des arbres, alouette des champs, pipit farlouse, etc.) qui arrivent soit directement du Nord, soit de plus à l’est en longeant le plateau de Belleville. 
Le « lac » est occupé par des oiseaux domestiques « éjointés » (Bernache du Canada, Oie à tête barrée, Canard de Barbarie, Canard pilet mâle, un couple de Tadorne casarca). Il attire des oiseaux bien sauvages, dont 2 Hérons cendrés, quelques Tadornes casarcas, 2 couples de Poule d’eau et un nombre indéterminé de Canards colverts au plumage plus ou moins orthodoxe. 
Un couple de Goéland leucophée fréquente souvent les lieux : ils doivent nicher sur un toit du quartier….En hiver des dizaines de Mouettes viennent profiter de la nourriture destinée aux canards et un Martin-pêcheur peut aussi profiter des petits poissons du lieu ! La grotte qui est située juste à côté a abrité l’une des premiers cas de nidification de la Bergeronnette des ruisseaux dans Paris ….. 
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Ne dirait-on pas une vraie grotte ? - Je n’ai pas l’intention de vous citer toutes les espèces de passereaux qui nichent dans la partie boisée du parc, cela donnerait une liste assez indigeste….L’hôte le plus spectaculaire (à part la femelle de paon….) est sans conteste la Chouette hulotte qu’on peut entendre « chanter » dès les mois d’hiver. Le jour, elle essaie de dormir cachée dans un résineux, mais les passereaux sont perspicaces et arrivent parfois à la trouver : c’est alors un charivari d’enfer, qui permet souvent à l’ornithologue de découvrir la retraite du rapace…. 
La richesse ornithologique du parc tient aussi à plusieurs facteurs : la présence de conifères (spécialement le long de la Petite Ceinture) attire le roitelet huppé, la mésange noire et la mésange huppée; les buissons abritent les nids du rougegorge, du pouillot véloce et de la mésange à longue queue; les vieux arbres permettent au grimpereau des jardins et à la sittelle torchepot, au gobemouche gris et au pic épeichette de trouver des sites de nidification. C’est aussi à l’âge grandissant des arbres qu’on doit l’arrivée récente de 2 autres espèces de pics : le Pic vert a été trouvé nicheur pour le première fois en 2005 et le Pic épeiche en 2007 ! Les buissons à baies (ou arilles comme l’if) attirent de nombreux oiseaux de passage ou en hivernage (fauvette à tête noire, grive musicienne et mauvis) . La présence de tant d’oiseaux ne pouvait laisser insensibles les prédateurs…... l’épervier est une espèce qui vient assez souvent visiter le parc, du moins d’août à mars, puisque – jusqu’à présent du moins…..- il ne niche pas dans Paris intra-muros . |