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| L'auteur du blog |
| Quasi 55 ans à l'ouverture de ce blog, j'enseigne les SVT (ex- Sciences nat'...) dans un collège de Seine St Denis.
J'ai travaillé 6 ans en Algérie (1977-1983).
Membre du Corif, je coordonne les travaux de l'Atlas des oiseaux nicheurs de Paris qui devrait paraître en 2009. J'ai créé la liste de diffusion "Ornitho urbaine" |
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| Des sites utiles, géniaux, sympas, etc. |
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Je ne vais rien apprendre à personne en disant que nous sortons d’une vague de froid qui a provoqué le gel de la plupart des pièces d’eau et donc des déplacements de populations et pas seulement des oiseaux d’eau ! Cela s’est senti jusque dans Paris. En décembre, la vague de froid terrible qu’a connue l’Europe centrale (la température est descendue jusqu’à -33°C en Bavière) a provoqué une fuite des Bécasses des bois (qui ont besoin d’un sol meuble pour pouvoir le fouiller avec leur bec à l’extrémité molle) : 4 observations parisiennes en une semaine mi-décembre ! 
Contrairement aux apparences, cette photo est bien prise dans Paris, c'est à l'Ile aux Cygnes (75015) La vague de froid de janvier, bloquant les lacs des bois, a poussé les Grands Cormorans à changer leurs lieux de pêche. Un bon paquet a choisi la Seine : une 40aine pouvait être observée entre Austerlitz et Jussieu. Une quinzaine est même venue un jour sur le canal de l’Ourcq, entre la Villette et le port de Pantin. Sur la Seine aussi, quelques observations sympas, en particulier 3 Sarcelles d’hiver (2 mâles et une femelle) encore près du pont d’Austerlitz (espèce très rare dans Paris) et une (ou deux ?) femelle de Fuligule morillon (la même que celle vue l’an dernier au pont de la Concorde à l’occasion d’une vague de froid aussi ?). Des Cygnes tuberculés (jusqu’à 4 ensemble) ont été vus sur le canal de l’Ourcq (bizarrement le cygne n’est pas une espèce fréquente dans Paris, sauf autour des îles de la Seine où il semble être devenu régulier depuis 2 ans). La surprise du chef est venue le 13/1 avec un jeune mâle de Canard siffleur observé 2 jours de suite au jardin des Batignolles ! 
Elle ressemble bien à celle que j'ai vue sur la Seine, mais celle-ci a été photographiée à Londres... Pour les laridés, on peut penser que les mouettes habituées des lacs gelés se sont reportées sur les zones d’eau libre, ce qui a donné des effectifs plus importants que d’habitude (plus de 300 sur le canal St Martin le 10/1 contre 200 en décembre et une centaine en moyenne les autres hivers). Le froid a sans doute aussi rabattu sur Paris quelques Goélands cendrés : 1 adulte volait au pont d’Austerlitz et un (le même ?) dormait au quai Branly le 10/1 tandis d’un jeune était au carrefour des canaux St Denis et de l’Ourcq le 14/1. 
...............................................J'ai déjà utilisé cette photo dans mon blog ? Oui...mais je l'aime bien ! Chez les passereaux, de belles troupes de Grives mauvis sont notées aux Buttes-Chaumont (110 le 11/1 et au parc Montsouris (plus de 200) mais semblent avoir presque disparu le 16/1….. |
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17-01-2010, 21:29:47 Frédéric Malher
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L’avifaune parisienne (au sens large) va-t-elle être symbolisée par un oiseau qui n’a rien de parisien ? On va finir par le croire…. Depuis le 15/12/2009, date où Vincent Lecalvez l’a découvert au Mont-Valérien (à Suresnes – 92), l’oiseau attire de nombreux visiteurs qui finissent en général par le découvrir en train d’arpenter les murailles de meulière qui entourent ce fort, qui est resté malheureusement célèbre dans l’Histoire de France pour avoir été le lieu où plus d’un millier de résistants ont été fusillés par les nazis entre 1941 et 1944. 
L’endroit privilégié pour l’observer est le côté à l'ouest du Monument à la France Libre quand on y est entre midi et 15h. Il peut cependant être trouvé sur le mur des douves à l’est du monument jusqu’à l’entrée du fort. Le reste des douves doit sans doute pouvoir l’accueillir, mais elles ne sont pas visibles de la promenade qui fait le tour du fort. 
La photo est moins jolie que celles que vous pouvez voir dans le chapitre "Observations parisiennes", mais c'est moi qui l'ai faite !....;-) La majorité des observations a eu lieu entre 12h et 14h mais c’est peut-être dû autant aux horaires des ornithos qu’à ceux de l’oiseau. Cependant, Géroudet signale que l’oiseau n’est pas matinal….Y et MY Gestraud ont signalé l’observation la plus matinale, à 10h45 du côté Est. Mais au fait, qu’est-ce qu’il a de particulier cet oiseau pour attirer autant l’attention ?... Tout le monde ne sait peut-être pas que cet oiseau vient fort probablement des Alpes ou du Jura : c’est un oiseau qui apprécie les falaises des chaînes de montagne qu’il escalade avec des mouvements brusques et imprévisibles de ses ailes rouges qui tranchent sur son corps gris et blanc. En hiver, il descend un peu de ses montagnes et va parfois assez loin pour passer l’hiver plus au chaud… 
......Et celle-là, elle est originale au moins ! C’est à cette occasion qu’il peut jeter son dévolu sur des bâtiments dont les parois doivent lui évoquer ses falaises d’origine ! C’est ainsi qu’il a été vu, par exemple, sur la cathédrale de Chartres, le château de Versailles, les quais de la Loire à Orléans ! Il a même été vu une dizaine de fois en Grande –Bretagne dont 4 fois entre 1950 et 2007 : Dorset (1969), East Sussex (1977), Somerset (1977), Isle of Wight (1985) [source : BTO News]. J’imagine toujours avec délice la tête de l’ornitho voyant apparaître un Ticho en vol au-dessus de la Brie (ben oui, pour aller des Alpes à Paris…..) ou en faisant du sea-watching en bord de Manche !  ...........................................voici l'endroit où le Ticho allait dormir au Panthéon en 2004 (photo J.Wyplocz)
Mais pourquoi parler de l’oiseau-symbole de l’ornithologie parisienne ? Cet oiseau a été vu 3 fois dans Paris : un « capturé » en 1804, un observé sur N-Dame le 21/3/63 et du 18 janvier au 16 mars 2004 au Panthéon. C’est cette dernière observation qui a conféré à cette espèce une place à part dans l’ornithologie parisienne : l’oiseau venait tous les soirs dormir au Panthéon (on n’a jamais su où il était pendant la journée !). L’endroit est vite devenu le point de rendez-vous des ornithos parisiens (voire venus de plus loin…….jusqu’à Londres !) et des discussions nées autour d’une bière après « le coucher du Ticho » a émergé l’idée de faire un Atlas des Oiseaux Nicheurs de Paris ! 
.......................Quand je disais que le Ticho attirait du monde !....(photo J.Wyplocz)
Maintenant, l’Atlas est fini (textes et illustrations sont chez l’éditeur, la sortie est prévue pour avril prochain) … et le Ticho est « revenu », comme pour saluer l’efficacité de son passage précédent ! OK, ce n’est surement pas le même et il n’est pas revenu à Paris exactement, mais on peut un peu délirer de temps en temps, non ?.... Au fait, tout délire mis à part, qui dit que le Ticho n’est pas hivernant régulier à Paris ou en région parisienne ?....il a fallu le hasard du passage de Vincent Lecalvez au Mont-Valérien cette fois-ci, de Jonathan Norwood au Muséum et d’Emmanuel Roy au Panthéon en 2004 pour qu’on ait su que l’oiseau était là. Qui a vraiment vérifié qu’il n’était pas revenu l’année suivante au Panthéon ? On est quelques-uns à avoir été jeter un coup d’œil une fois ou l’autre, mais pas assez pour affirmer qu’il n’était pas là ! Alors, il est temps de repérer les parois en meulière sur des monuments élevés pour aller y jeter un coup d’œil quand le Tichodrome du Mont-Valérien sera retourné dans ses Alpes natales…. |
PS: dernier gag du Ticho : le même 15 décembre 2009, Bernard Rondeau découvrait un tichodrome dans sa cour en plein centre de Dourdan (Essonne) ! PS bis: un Ticho est signalé au Mans (72) et un autre près de Nancy (54) |
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03-01-2010, 20:02:35 Frédéric Malher
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Dans l'Est Républicain du 24/12/09, un article signale qu'on a trouvé en Alsace (Dannemarie-68), des "petits tas d'élastiques" au pied des lampadaires utilisés par les cigognes pour passer la nuit. 
Les lampadaires réchauffent les pattes pendant les longues soirées d'hiver...
Les cigognes confondraient les élastiques et les vers de terre....avant de les régurgiter sur leur lieu de repos ! Gérard Wey, président de l'Association pourla protection de la faune sauvage et la réintroduction de la cigogne en Alsace et en Lorraine, craint que l'ingestion de divers objets , en particulier sur les décharges à ciel ouvert, devienne une cause importante de mortalité. Sans me prononcer sur le danger réel que cela représente, j'ai profité de mon séjour à Pont-à-Mousson (54) pour voir si nos cigognes (une population hivernante s'y développe depuis quelques années et atteint 22 individus cet hiver) avaient pris la même mauvaise habitude....et j'ai effectivement trouvé quelques élastiques. Cependant on est loin des "plusieurs kilos" en quelques mois cités dans l'article ! A noter que nos cigognes vont régulièrement se nourrir sur une décharge à quelques kilomètres de là. 
La décharge est à quelques kilomètres au fond à droite de la photo... |
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29-12-2009, 19:37:31 Frédéric Malher
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Fin octobre, Fabrice Girardot prend son petit déjeuner en contemplant le paysage sympathique qui s’étale devant ses fenêtres situées à proximité de la gare du Nord (pas celle de Bruxelles…celle de Paris !). Un petit square avec de beaux arbres, une église à droite, 
photo Laetitia Vivarelli
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.....la cour d’une crèche en dessous…..tiens qu’est que c’est ? >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>photo Fabrice Girardot . Jumelles, téléobjectif.....l’oiseau est de dos, mais on commence à avoir une idée….

photo Fabrice Girardot ….pas de doute c’est bien un Epervier qui vient de capturer un pigeon et qui a commencé à s’en repaître !

photo Fabrice Girardot Pigeon ? oui, mais de quelle espèce ? L’œil expert de Benoit Segerer a pu l’identifier : il a le dessous des ailes gris, l’extrémité des rémiges noire, il s’agit donc d’un Pigeon colombin, la moins courante des 3 espèces de pigeons qui vivent à Paris ! Un épervier sur un Colombin en plein centre de Paris, décidément, cette scène sort du commun ! Dernier détail, l’épervier est revenu le lendemain pour finir les restes ! Merci à Fabrice Girardot et Laetitia Vivarelli pour leurs photos....;-)
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07-11-2009, 09:47:57 Frédéric Malher
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Cet après-midi, alors que je travaillais fenêtre grande ouverte au-dessus du bosquet de Robinier de la cour de l’école maternelle qui sonorise mon appartement lors des récréations, un raffût assourdissant de pies « secouant leurs boîtes d’allumettes » me pousse à abandonner mon écran d’ordi ! Depuis qu’une couvée de pies s’est envolée dans le coin, il ne se passe pas de jour sans que ce cri fort peu harmonieux se fasse entendre, surtout si les corneilles viennent dans le coin …. Cette fois, c’est plus fort que d’habitude : les pies ont l’air d’être spécialement remontées ! 
C'est peut-être celle dont je parle plus bas..en tout cas c'est à l'Observatoire de Vincennes... .
J’essaie donc de trouver les furies, ce qui n’est pas trop difficile : elles sautent de branche en branche, se perchent sur un grillage, la plus audacieuse (on dirait un mâle adulte…) descendant même à terre et s’approchant de la petite haie de troène qui fait office de limite entre la résidence et l’école….La cause de ce tintamarre se révèle enfin, en la « personne » d’un greffier noir assez dodu qui….joue avec un pigeon qui se débat comme il peut dans les pattes du matou ! Je ne suis pas certain que le manège des pies détourne beaucoup le chat de son occupation du moment : il lâche un peu sa proie, la rattrape, l’emporte un peu plus à l’abri de la haie , le tout dans une sonorisation assurée par la famille de pies ! Et en plus , ça résonne bien entre les murs des immeubles : je ne suis pas sûr que ça rende les oiseaux très sympathiques aux oreilles des non-habitués ! Le chat s’est-il lassé ? Les pies ont-elles réussi à détourner son attention ? Toujours est-il que le pigeon a fini par s’envoler, péniblement mais il réussi à prendre un peu d’altitude et à disparaître !…..je n’aurais pourtant pas parié grand chose sur ses chances de survie !… 
>>>>>>>>>>Ce n'est pas le pigeon de l'histoire, mais celui-ci est plus joli que le "héros" du blog ! .
Mais l’histoire n’était pas finie !… Une demi-heure plus tard, le même raffût recommence : les mêmes pies, le même chat et …..peut-être le même pigeon ! En tout cas il ressemblait fort à la première victime…. De nouveau, celui que je prends pour le papa pie est le plus aventureux, les jeunes ( reconnaissables à leur queue à peine poussée et à la zone de peau nue qui leur fait un superbe maquillage bleu vif à l’arrière de l’oeil ) restant prudemment dans les robiniers ! Cette fois-ci je n’ai pas pu voir la fin de l’histoire…le chat disparaissant avec son « jouet » et les pies se calmant progressivement….. Il ne faudrait cependant pas croire que les pies soient intervenues pour « aider » le pigeon : elles voulaient principalement se débarrasser d’un prédateur dangereux, même pour elles ! En revanche cela m’a remis en mémoire une scène qui s’est déroulée dans une rue toute proche : une pie se précipite sur un ramier au sol et l’attrape par la queue….Le ramier, un peu pataud, se défend mollement, mais à ce moment-là arrive un Merle très énervé qui attaque la Pie : celle-ci « ouvre un large bec et laisse partir sa proie »…. Dans l’autre sens, à l’Observatoire de Vincennes, j’observais un renard qui faisait du ramping pour approcher de ramiers qui se faisaient sécher après un bain à la mare sans se douter de ce qui les attendait…..jusqu’à ce qu’une Pie vienne se percher en criant sur le sommet de l’arbre qui cachait le Renard ! Les ramiers n’ont pas réfléchi plus d’une demi-seconde et le Renard s’est retrouvé « Gros-Jean comme devant »….. Une fois pour toutes, il n’y a pas dans la Nature (campagnarde ou urbaine ) des bons et des méchants, il n’y a que des espèces qui essaient de survivre en mangeant et en sauvant leur peau…. Dernière minute.... photos du 31/5/09 Voici les vrais protagonistes de l'histoire : le chat et l'une des pies 
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>c'était après la bagarre ! elle mange un morceau !
..............et le matou 
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30-05-2009, 22:13:48 Frédéric Malher
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Je ne l’ai pas entendu, mais j’imagine bien le cri du cœur de l’automobiliste qui retrouve sa voiture laissée à peine une heure sur le bord d’un trottoir transformée en installation avant-gardiste de l’école tachiste ! 
>>>>>>>>>>>Elle est-y pas jolie comme ça ?..... le propriétaire n'en est pas convaincu ! Que c’est-il passé ? Menons l’enquête…..et d’abord précisons la disposition des lieux : nous sommes début avril, sur le bord d’un boulevard (Richard-Lenoir pour la photo…), le trottoir est planté d’une rangée de platanes ( au pied desquels on laisse enfin pousser l’herbe au lieu de mettre des herbicides !). 
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>Notez la présence importante d'herbes au pied des arbres Début avril les platanes ont des toutes jeunes feuilles et une semaine plus tard, on pourra retrouver la même scène sous des Sophoras…..qui auront aussi leurs jeunes feuilles. Levons la tête et que découvrons-nous ?…… des oiseaux en train de prendre des poses acrobatiques pour atteindre les jeunes pousses. 
Pour les fleurs de Robinier aussi, il faut faire des prouesses ! Pour les ramiers, l’hiver qui vient de se terminer s’est traduit par une nourriture sans doute sèche, dure (graines, bourgeons) et l’arrivée du printemps signifie l’apparition en abondance d’une nourriture fraîche, juteuse et tendre : les pousses qui viennent d ‘éclore. Les palombes les recherchent donc spécifiquement et on peut avoir des jolies concentrations de ramiers sur des arbres présentant des feuilles au bon stade de développement : ce matin ce sont des dizaines de ramiers qui se nourrissaient sur les platanes du Bd R-Lenoir ! Le problème est que ces jeunes pousses semblent avoir un effet laxatif spectaculaire…. 
Avis aux automobilistes : après les platanes, les ramiers vont chercher les Sophoras et les Robiniers pour leurs fleurs….les photos de ramiers acrobates présentées ici ont été prises à la mi-mai, le problème ne va donc pas disparaître demain ! Comme quoi, même en ville, ça peut être utile de savoir reconnaître quelques espèces d’arbres !….. |
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11-04-2009, 18:29:01 Frédéric Malher
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Parmi les oiseaux urbains, nous en France n'avons pas tendance spontanément à y mettre les limicoles (petits échassiers du bord des eaux douces ou marines). Mais plus au nord, la réalité est toute différente : les Huitriers-pies nichent sur les toits de nombreuses villes écossaises ainsi qu'à Riga (Lettonie), les pluviers dorés se nourrissent sur les pelouses de Reykjavik... Suite à un échange sur la liste Ornitho urbaine (la référence du site est sur la colonne de gauche), principalement grâce à Nathalie Mahieu, j'ai appris ce que je vais vous résumer : le Tournepierre à collier s'accomode fort bien des contraintes de la proximité de l'homme et y a même trouvé quelques menus avantages !  Y a de la concurrence entre Tournepierre et Etourneaux ! Photo de Nathalie Mahieu, original visible à l'adresse suivante : http://www.mahieu.org.uk/gallery/v/fr/nature/whitbyoct08/?g2_page=3
A Whitby (côte N-Est de l'Angleterre), Nathalie Mahieu a photographié des tournepierres en train de se nourrir sur le quai du port au milieu des étourneaux, les restes de "fish and chips" semblaient faire leurs délices ! Valentin Condal a observé le même genre de scène à Ostende où les frites qu'ils consommaient devaient accompagner à l'origine plutôt des moules... Mais le plus extraordinaire est sûrement cette anecdote rapportée par le site de la BBC (lire l'original en anglais en cliquant ici) : à Falmouth, en Cornouailles, un couple de Tournepierre prenait régulièrement le ferry de 8h30 pour St Mawes, de l'autre côté de la baie à 3 miles de là. Il y passait la journée pour en revenir par le ferry de 16h15 !

Pourquoi se fatiguer à voler alors qu'il y a un bateau ? photo BBC News Le plus étonnant est la relative modestie de la distance économisée par rapport aux capacités de cette espèce qui couvre des milliers de kilomètres lors de ses migrations. Les cas d'oiseaux utilisant pour nicher des supports mobiles (dont des bateaux, voire des ferries longue distance !) sont nombreux (j'en ai fait un petit article dans Aves dont le résumé est lisible en cliquant ici), mais ce genre d'utilisation "intentionnelle" me semble unique.... Celà dit, j'attends avec impatience d'être contredit ! |
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08-03-2009, 14:28:27 Frédéric Malher
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Les oiseaux nous étonneront toujours !......et ce n'est pas Daniel Chevalier qui va me démentir: il habite une résidence en plein centre de Livry-Gargan où il possède un petit jardin (25m²) au 2ème étage, où il nourrit les oiseaux en hiver. Hier 28 janvier il entr'aperçoit au travers du carreau une silhouette qui lui fait penser à un chat venu se nourrir sur le dos des oiseaux attirés par la nourriture. Il s'apprête à le chasser quand il s'aperçoit que c'est....un Faisan ! Un superbe mâle venu profiter lui aussi des graines pour oiseaux.....Méfiant mais pas vraiment farouche, il arpentait le jardin, ce qui a laissé le temps à D.Chevalier de remettre un paquet de graines de tournesol....bien appréciées par le visiteur qui n'en a pas laissé beaucoup !  >>>>>>>L'oiseau fait le tour du propriétaire... photo D.Chevalier
Ensuite le faisan s'est envolé pour se poser sur le muret et, après une longue pose, a disparu sans que son hôte ait pu voir dans quelle direction... Exceptionnelle cette présence d'un faisan en ville ? Sûrement pas fréquente, mais il faut savoir que ce n'est pas la première fois qu'on en entend parler : le 23 mai 2003 une femelle a été vue dans le 14ème arrondissement parisien.

D'ici, on voit mieux le paysage.... photo D.Chevalier Cette espèce, de toute façon, est toujours venue de lâchers (les premiers vers le 16ème s. si je ne me trompe) et la reproduction naturelle est très loin de permettre le maintien de populations sauvages sans lâchers réguliers....Il y a donc de bonne chance que ce Faisan vienne d'un élevage (son comportement semble le laisser supposer). Mais on peut remarquer que la forêt la plus proche (la forêt de Bondy) est à 2 km environ. Sans doute chassé par le froid, cet oiseau montre en tout cas qu'il n'a pas peur de s'aventurer en ville pour trouver sa nourriture .... Remarque : sur la queue, ce n'est pas une balise Argos qu'on aperçoit, mais une plume "en tuyau" : une plume commence à pousser dans une gaine qu'elle perce pour continuer à grandir . Ce faisan est donc en train de terminer sa mue |
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29-01-2009, 12:19:51 Frédéric Malher
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J’ai raconté dans un post précédent (lisible en cliquant ici) l’histoire en cours de la conquête de la ville par le faucon pèlerin, espèce autrefois réputée pour son caractère rare et farouche. Je terminais mon texte par cette conclusion : « Alors....et Paris ? Pour le moment, rien !....Les observations de pèlerin restent rarissimes dans Paris intra-muros même si les nids se rapprochent, avec un couple en boucle de Moisson depuis 2005, le long de la Seine, à une quarantaine de kilomètres de la capitale. Aucun stationnement hivernal, qui prélude en général à l'installation d'un couple....Donc, pour le moment, il ne nous reste plus qu'à espérer que la nouvelle a circulé dans le milieu des faucons pèlerins que 2 nichoirs les attendaient au sommet de la BNF, ça les fera peut-être venir.....;-) » Mon appel a-t-il été entendu ? On pourrait le croire en entendant Allain Bougrain-Dubourg , à l’ouverture du 32ème Colloque Francophone d’Ornithologie qui s’est tenu les 13 et 14 décembre 2008 à la BNF : il annonçait qu’un couple de faucon pèlerin était fixé autour de la tour…..Total ( !!!!) de la Défense (quartier d’affaire ultra-moderne quelques kilomètres à l’ouest de Paris). Le stationnement, gardé secret depuis la mi-octobre, durait depuis 2 mois au moins, ce qui veut dire que l’affaire peut devenir sérieuse. Depuis cette date, je n’avais pas eu le temps d’y aller mais Guilhem Lesaffre a pu y passer au début des vacances de Noël et a retrouvé le couple qui avait changé d’enseigne : pas plus écologiquement correct, il s’était établi sur la tour Areva ! 
Pas évident à trouver, à une centaine de mètres de hauteur ! (photo G.Lesaffre) Pour inaugurer en beauté l’année 2009, j’y suis allé avec C.Kirchhoff , dans une atmosphère brouillardeuse et désertique (un quartier d’affaire l’après-midi du premier janvier ….)…l’ambiance était spéciale et très post-moderne : si ça , ce n’est pas de l’ornithologie urbaine, je ne sais plus ce que c’est ! Déjà un pèlerin sur une cathédrale gothique ou baroque, ça fait bizarre, mais sur un immeuble de verre…. ! Toujours est-il que la femelle est arrivée en vol et s’est posée sur un des « A » de l’enseigne Areva. 
Toujours du côté à l'abri du vent, le pélerin surveille le quartier... (photo P.Behr) Le lendemain, Patrick Behr, grand péregrinologue nancéen, de passage dans la capitale l’a retrouvée au même endroit alors que le mâle passait au-dessus en vol . Voici le résumé de ses observations, tel qu’il l’a publié sur la liste de diffusion « Ornithologie urbaine » : Vendredi 02/01/2009 vers 15h00, Courbevoie La Défense (92): RAS du côté de l'avenue Gambetta. C'est au NE de la tour Total, sous le vent dominant. Une magnifique chevelure de fiente macule la façade en partant de l'enseigne. Total souillé, la nature se venge ! Chacun son tour. Je décide d'aller voir du côté du CNIT à l'entrée du métro. Un pèlerin passe haut au moment ou je me bouge puis il disparait derrière un bâtiment. C'est donc encore à l'abri du vent de NE qu'une femelle adulte, jabot plein, trône sur l'enseigne Areva. De même que sur la tour Total, la façade s'embellit de longues estafilades blanches. Ça casse bien les lignes épurées des buildings. La tour Adria (?) est tout aussi bassement souillée par le pèlerin, notamment au niveau du "souligné" de l'enseigne "Technip". Un peu de matière organique dans cette ambiance minérale. Le mâle adulte passe en vol battu, au dessus de sa femelle qui va en profiter pour se repositionner plus haut sur l'enseigne. Il s'éloigne non sans amorcer un piqué oblique, puis reprend son vol d'observation en direction de Neuilly et disparaît. Sachant que les accouplements peuvent commencer en janvier, voilà de l’actualité à suivre….. |
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03-01-2009, 14:20:39 Frédéric Malher
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Samedi dernier, j’ai observé un Pic mar au parc des Buttes-Chaumont : c’était la première fois que cette espèce était observée dans Paris intra-muros (il niche sans doute au bois de Vincennes ). Cela m’a donné l’idée de faire le point sur une question qu’on nous pose souvent : combien y a-t-il d’espèces d’oiseaux à Paris ? Si on peut être précis pour les espèces nicheuses ces dernières années (57 nicheuses certaines et 3 probables entre 2005 et 2008), pour les espèces hivernantes régulières ou résidentes non nicheuses (10) et les migrateurs réguliers ( 20 environ, même si la limite est un peu floue avec les irréguliers…), que faire de ces espèces qui ont été vues une ou deux fois depuis le XIXème s ? Au total, on en est sans doute à un peu plus de 200 espèces (le Pic mar serait la 203ème….) dont 10 n’auraient pas été revues depuis 1950……, telle l’Aigle de Bonelli tué au jardin du Luxembourg en avril 1901…..et qui, de toute façon, était sans doute échappé d’une volière ! On peut faire des observations fort surprenantes à Paris : imaginez la tête de l ’ornitho qui a vu un Pélican blanc sur la Seine le 4/12/87 ! Cette espèce niche en Grèce et plus à l’est….on peut se demander aussi s’il était vraiment d’origine sauvage ! Voici une sélection , parfaitement subjective, de quelques espèces spectaculaires qui ont été observées dans Paris intra-muros - si l’Aigrette garzette que j’ai vue au Jardin des Plantes, sur la volière de la ménagerie était sans doute échappée de cette volière (malgré les dénégations des gens du Museum….), les Grandes Aigrettes vues au 21ème s. sont bien d’origine naturelle, illustrant l’évolution impressionnante des effectifs de cette espèce en France où elle était une rareté absolue quand j’étais gamin (29/11/04, Pte d’Orléans, M.Zucca ; 3/5/07, 19ème arrdt, ma pomme ; 11/10/08, Tuileries, G.Lesaffre…..bizarrement 2 ensemble à chaque fois !) 
xxxxxxxxxxCette Aigrette garzette a préféré rester dns l'île de Ré ! - 5 Spatules blanches passent en vol au-dessus du pont d’Austerlitz le 29/5/62, époque où l’espèce était beaucoup plus rare qu’actuellement… - un mâle de Fuligule milouinan a voulu se protéger de la vague de froid de février 1956 en séjournant une semaine au pied de l’île St Louis du 20 au 26/2/56, où il a été rejoint une journée (le 22) seulement par une femelle. Cette espèce du nord de l’Europe n’est déjà pas très fréquente en hivernage sur les pièces d’eau du nord de la France. - un Circaète Jean-le-Blanc, malgré la hauteur à laquelle il passait le 11/5/08 au-dessus de la Seine au niveau du pont Royal, a déclenché une belle panique chez les Goélands qui se reposaient sur les toits du quartier . Heureusement, d’ailleurs ! Cela a permis au groupe d’ornithologues qui pique-niquaient après une recherche fructueuse des Bergeronnettes des ruisseaux nicheuses de le repérer ! Autre rapace pas très fréquent, l’Autour des palombes est passé 2 fois récemment, mais j’en ai déjà parlé….allez-voir les post en cliquant ici ! - si le Circaète était sans doute en migration (un peu tardive….), que venait faire cette Perdrix rouge qui a séjourné quelques temps au parc de Bercy en juillet 2008 ? Un propriétaire qui s’en est débarrassé ? 
Même si elle est sur un toit, cette Perdrix rougé était à la campagne... - les migrations apportent régulièrement leur lot de rareté : par exemple, ces 3 Courlis cendrés qui sont passés au-dessus de la tête de Guilhem Lesaffre à l’île aux Cygnes le 5/4/08 ou ce Hibou moyen-duc qui est venu se poser sur une gouttière du 9ème arrondissement le 2/4/08 (même si la date est un peu tardive…) - Paris n’est pas à l’abri des invasions d’oiseaux exceptionnels : l’invasion de Jaseurs boréaux de l’hiver 2004-2005 a quand même permis l’observation….d’un individu porte d’Ivry ! 
Ce Jaseur s'est arrêté quelques jours au parc du Sausset (Aulnay s/bois-93) - pour terminer dans l’exceptionnel, il arrive même que des oiseaux traversent l’Atlantique pour venir visiter Paris…. un Goéland à bec cerclé, oiseau banal sur les rives du Saint-Laurent, est venu passer l’hiver à Paris….à la Ménagerie du Jardin des Plantes ! Le même individu est sans doute revenu plusieurs hivers de suite dans la Région parisienne… Dans la série exotique, un Goéland dominicain a été vu, lui aussi au Jardin des Plantes (l’enclos à Goéland a un fort pouvoir attractif….) en janvier 1995, ce qui était, je crois, une première paléarctique ! ) Comme quoi, il n’y a pas besoin d’aller à Ouessant….. ;-)
Remarque : les informations datant d'avant 2000 sont en général tirées de " Les Oiseaux d'Ile de France" de P.Le Maréchal et G.Lesaffre (Delachaux et Niestlé) |
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16-11-2008, 16:48:38 Frédéric Malher
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Voici une histoire véridique entièrement réalisée sans trucage …. ;-) Samedi 14 juin, le Corif organisait comme chaque année son WE Crécerelle, cette année sur 3 endroits, N-Dame, la Pitié-Salpétrière et la maison de l’Oiseau aux Arènes de Lutèce. 
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>Le nid de la Chapelle St-Louis à la Salpétrière . J’avais rencontré à N-Dame un des plus jeunes membres du Corif, Nicolas (mon « correspondant au parc Montsouris » ) avec qui j’allais rejoindre la Chapelle St Louis de l’hôpital de la Salpétrière où on peut observer facilement un nid de Faucon crécerelle…. En longeant la Seine au niveau du Jardin des Plantes, un cri de Bergeronnette grise nous interpelle et nous finissons par découvrir un jeune avec une queue largement incomplète sur un bateau amarré à cet endroit….sympa ! ça fait une preuve de nidification de plus pour l’Atlas des Oiseaux Nicheurs de Paris, en cours de réalisation…. 
Je décide d’en faire quelques photos puisqu’elle a l’air coopérative…..elle court sur le toit du bateau….vers nous ! Elle fait même quelques pas de danse pour changer brusquement de direction…. 
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>Sur ces entrefaites arrive un petit groupe que nous avions rencontré à N-Dame : une mère accompagnant son fils ornitho et 2 copains qui ne le sont pas moins. On leur montre la bergeronnette et on en cause….jusqu’à ce que celle-ci, sans doute intriguée par notre intérêt pour sa petite personne, s’envole…..vers nous ! Elle volète quelques secondes au milieu de nous et…se pose sur la seule tête féminine de notre groupe ! J’ai à peine le temps de reculer de quelques pas pour me mettre à bonne distance (j’avais un télé sur mon appareil…) et de prendre 2 clichés et la bergeronnette repart vers son bateau après avoir compris un peu mieux ce que c’était que ces drôles de bipèdes qui baguenaudent sur les quais à côté de son lieu de naissance…. 
. Quand on dit que la jeunesse est la période des expériences…..il y a une jeune bergeronnette et 4 jeunes ornithos qui s’en souviendront longtemps ! |
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14-06-2008, 21:58:57 Frédéric Malher
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Une fois n'est pas coutume, l'histoire d'aujourd'hui ne se passe pas à Paris , mais à Fontenay aux Roses (92), une dizaine de kilomètres au sud de la capitale....L'histoire m'est fournie par Daniel Plazanet qui n'a pas eu besoin d'aller bien loin pour me donner matière à bloguer : la fenêtre de sa cuisine ! Voici le paysage qu'on y découvre..... 
paysage qu'il décrit ainsi : "dans le jardinet de la copropriété à 1,5 mètre de l’esplanade de la résidence animée par les enfants qui jouent au foot et les passants qui entrent et sortent de l’immeuble (ce qui d’ailleurs effraie peut-être les chats et les pie qui pour l’instant laissent la nichée tranquille)." Vous ne voyez pas bien ? Approchez vous de l'écran......oui, là.....à la croisée de ces branches, en haut du tronc au premier plan.....vous ne voyez pas bien ? Et bien, regardez la photo ci-dessous.......;-)

Vous voyez mieux maintenant ? On comprend mieux qu'en Grande Bretagne la Grive draine soit aussi urbaine que la Grive musicienne et même qu'à Paris on en découvre quelques couples (dont un nicheur certain à la limite du bois de Vincennes). Merci à Daniel pour ses photos ! |
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14-04-2008, 21:02:54 Frédéric Malher
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Voici une scène qui s'est déroulée le 20 septembre 2007 dans le Marais (3° Arr), c'est à dire en plein centre de Paris !. C'est l'observatrice, Jacqueline Lejeune, qui vous la raconte et qui l'illustre d'une photo d'un épervier mâle qu'elle a prise à une autre occasion (le 10/12/07) : Jacqueline est une grande spécialiste des observations d'éperviers de sa fenêtre......
 __ A 17h10 des cris contenus attirent mon attention. C'est alors que j'aperçois sur une toiture une femelle Epervier d'Europe avec une proie et deux Corneilles.
Aussitôt l'épervier s'immobilise contre une cheminée à laquelle est fixée une antenne, tenant avec fermeté sa prise. Au même instant les corneilles exécutent une parade d'intimidation, sautant d'une cheminée à une autre, puis sur l'antenne, tout en poussant des "kroa kroa" pour bien lui faire comprendre leur intention de profiter du butin. Peu après l'une d'elle disparaît, la deuxième continue son numéro passant tantôt devant, tantôt derrière l' épervier en marquant un temps d'arrêt. Les deux oiseaux s'épient, l'épervier ne relâche pas sa vigilance. Si bien qu'après 20 minutes d' une pantomime vaine, par découragement la corneille abandonne. Enfin l'épervier peut assouvir sa faim du moineau victime de ses serres, fait un brin de toilette, reste sur place jusqu'à l'ouverture d'une fenêtre. Il est 18h05 lorsqu'il s'envole. Jacqueline Lejeune J'en profite pour vous rappeler une scène d'épervier aussi aux prises avec 2 corneilles, chez moi, racontée à la page : http://lesoiseauxenville.skynetblogs.be/post/5125838/en-direct-de-ma-fenetre |
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29-03-2008, 15:59:35 Frédéric Malher
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Pas grand chose à raconter sur ce WE (glacial....) dans les rues parisiennes....sauf ce qui s'est passé ce matin au-dessus du secteur du Musée Carnavalet (75003)...... Les Goélands argentés du secteur des musées Carnavalet et Picasso s'étaient déjà signalés et étaient postés sur les cheminées des rues Elzevir et Payenne (un jour de Pâques, y z'ont pas honte....), mais bon rien de particulier.... Je terminais donc mon périple local vers chez "Ma tante" (non, non, elle n'est pas de ma famille, c'est juste le Crédit municipal.....) quand les cris, éloignés mais soutenus, des exilés bretons sus-nommés m'ont fait me retourner pour entr'apercevoir une scène que je n'ai pas bien comprise au début (ça gêne les toits pour avoir une vision globale d'une situation....). Une seule chose était sûre, les goélands avaient décidé d'embêter quelqu'un qui volait..... qqchose de plus gros qu'eux, mais je n'avais pas eu plus de 2 secondes pour déterminer la silhouette ailée qui se débattait au milieu de 10 Goélands, soit sans doute toute la colonie locale (dont un ou 2 immatures).  Un cousin londonien en train de négocier un atterrissage délicat....
Heureusement la victime avait l'air d'y prendre goût et , au lieu de continuer son chemin, elle s'est obstinée à boucler au-dessus du quartier, ce qui m'a permis de la revoir et de confirmer ce que j'avais entr'apercu : c'était un Héron cendré qui a décidé de s'en sortir par le haut . Il a donc continé à boucler en montant, écoeurant peu à peu ses poursuivants (le dernier a été un immature). La scène a duré plusieurs minutes avant que le Héron puisse continuer son chemin vers le Nord....pas sûr qu'il ait envie de repasser par Paris , le Héron .....
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23-03-2008, 21:14:17 Frédéric Malher
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Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas dans le chapitre "Articles scientifiques résumés" que je place cette histoire, alors que c'est la traduction littérale d'un article de British Birds. Mais c'est une telle histoire que je ne voudrais pas que vous croyiez que j'ai modifié une virgule à ce comte-rendu dont vous remarquerez la sobriété, alors qu'il eût été facile d'en rajouter.... Tout ça pour dire que l'adaptation des oiseaux au monde moderne est étonnante (voir sur la colonne de gauche "Mes articles et publications" puis trouver l'article sur "Des nids à roulettes...ou à hélice") Des merles font onze tentatives en 6 jours pour construire un nid dans une roue de voiture Charles E.Trollope British Birds 100 (dec 2007) 755-756 Au matin du 20 Mai 2006, ma voisine, Mrs. Chris Hayman, remarquait un couple de merles noirs Turdus merula transportant des matériaux vers la roue arrière d'une voiture parquée dans sa voie privée. L'après-midi, elle retira un nid partiellement construit du sommet de la roue et le plaça dans une haie toute proche, et le soir elle enleva un deuxième nid. Le matin suivant, un troisième nid avait été commencé, qui fut aussi retiré avant l'utilisation de la voiture. A son retour, la voiture fut rangée à un endroit différent mais, dans l'après- midi, un quatrième nid fut construit, cette fois-ci sur l'autre roue arrière, et enlevé de nouveau. Le 22 Mai, un cinquième puis un sixième nid furent retirés de la roue de départ puis, le 23 Mai, le septième nid a été commencé et, bien qu'il fût loin d'être terminé, un oeuf avait été pondu. Le nid, avec l'oeuf, a été déplacé vers un site qui avait déjà été utilisé avant, dans un rosier grimpant Rosa et un Jasmin Jasminum... L'après-midi et le 24 Mai, les huitième, neuvième et dixième nids furent retirés; il y avait aussi les signes de deux tentatives sur la roue d'un deuxième véhicule dans la voie. A 6h le 25 mai, les merles transportaient du matériel du septième nid pour commencer leur onzième tentative. La voiture fut utilisée ce matin-là et revint l'après-midi mais, en fin de compte, le 26 Mai, les merles comprirent la leçon et, avec les restes du septième nid, un douzième nid fut construit dans la haie de conifères où la plupart des nids avaient été placés. |
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03-03-2008, 20:05:12 Frédéric Malher
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De nombreuses espèces d’oiseaux, surtout des passereaux, ont l’habitude de se rassembler pour dormir , surtout en dehors de la période de reproduction, en dortoirs de taille plus ou moins importante. Les plus importants se comptent en millions d’individus : 40 millions de Pinsons du Nord se rassemblaient dans un bois suisse il y a quelques années ! Ce sont aussi par millions qu’on compte les hirondelles rustiques venant dormir dans la zone d’Herbe à éléphant de la région d’Ebbakem au Nigeria. Certains ont de curieuses habitudes pour dormir tranquille : les bergeronnettes grises apprécient les arbres des places bruyantes et éclairées, souvent près des gares ! Les étourneaux ont toujours formé des dortoirs, en général dans un bosquet à l’abri du vent ou dans des roselières. Depuis quelques dizaines d’années, ils ont découvert qu’en ville on pouvait trouver des endroits plus abrités qu’à la campagne et qu’en plus il y faisait moins froid ! Nombreuses sont les villes qui ont vu, sans aucun plaisir…., les arbres bordant certaines de leurs rues se charger d’oiseaux venus souvent d’Europe centrale ou de Russie ! Les voitures qui sont garées sous ces mêmes arbres n’apprécient pas non plus….. 
A Paris, le problème des carrosseries ne se pose pas, puisque les étourneaux ont jeté leur dévolu sur le petit bois qui est enchâssé dans l ‘esplanade de la Bibliothèque Nationale de France, le long de la Seine face au parc de Bercy. Il y avait depuis plusieurs années un dortoir de Pigeons ramiers (1300-1400 oiseaux en 2002 et 2003) mais ceux-ci ont fui devant l’arrivée de milliers d’étourneaux ! Pendant les hivers 2003-2004 et 2005-2006 le record a sans doute été atteint avec environ 50 000 oiseaux , estimation très approximative !…. Les bons jours, le scénario se déroule de la manière suivante : les étourneaux arrivent par petits groupes qui vont se rassembler sur des points de « rendez-vous secondaires », en particulier les immeubles au NW des voies SNCF et les arbres du parc de Bercy. Quand tout le monde est là, les groupes convergent vers la BNF et c’est la folie la plus totale : des volutes d’oiseaux tournent et s’entrecroisent, formant dans le ciel des anneaux mouvants qui se rapprochent puis s’éloignent brusquement, le changement d’orientation des ailes qui se fait de manière quasi simultanée produit un changement de couleur immédiat comme un banc de poisson ! Les oiseaux se concentrent et c’est une boule noire qui semble léviter au-dessus de l’esplanade, ils se déconcentrent et le ruban s’éclaircit en semblant rebondir sur une tour avant de plonger vers le bois et de repartir en chandelle vers les sommets…. 
Inutile de dire que l’ornithologue qui avait essayé de commencer à compter les oiseaux abandonne complètement tout espoir d’une estimation crédible…..De toute façon , le spectacle est trop beau et ce serait dommage de le rater pour compter des oiseaux qui refusent ostensiblement de l’être ! 
Ce spectacle fantastique a son revers : ces oiseaux font – comme tout le monde – des crottes et l’accumulation (quelques grammes par oiseau donnent des centaines de kilos par jour….) du guano a des effets négatifs sur les arbres qui tentent courageusement de pousser dans cet endroit ! L’administration de la BNF a donc demandé à des fauconniers d’intervenir pour chasser les oiseaux . Le 23 janvier 2006, on a donc vu arriver plusieurs Buses de Harris, rapace américain qui a l’habitude chasser en groupe, qui ont tenté de donner la chasse aux étourneaux au moment où ils arrivaient. Quelques oiseaux ont même été capturés par les Buses. Mais l’effet dissuasif a aussi été puissamment augmenté par l’usage de pétards et de drapeaux agités au moment les étourneaux essayaient de se poser …..Le bilan immédiat a été positif pour les auteurs de l’opération puisque le lendemain, il y avait à peine quelques centaines d’étourneaux qui essayaient de venir dormir…
Mais l’opération nécessiterait d’être renouvelée tous les ans au moins : pour preuve, les photos d’étourneaux de ce message ont été prises hier !… ;-) Pour voir des scènes étonnantes (tournées en Californie) de vols d'étourneaux au dortoir, cliquez sur ce lien Pour en savoir plus sur le problème des étourneaux en ville et les solutions possible : http://w3.rennes.inra.fr/etourneau/
Pour assister à l'arrivée des étourneaux, soyez sur place en gros 20mn avant l'heure du coucher du soleil, soit 16h45 pour demain. |
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05-01-2008, 15:13:31 Frédéric Malher
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Une histoire d'observation comme un ornitho parisien n'ose pas en demander au Père Noël... Le 19 janvier 2004,Julien Norwood observait sur la façade de la Galerie d'Evolution du Muséum d'Histoire Naturelle un...Tichodrome échelette, oiseau qui ressemblerait à un gros Grimpereau gris à ailes rouges ! Habituée des falaises montagnardes, l'espèce vient régulièrement en plaine pour passer l'hiver et choisit alors ce qui lui rappelle le mieux ses rochers naturels : les façades des monuments ! Le Ticho (autant dire que depuis cette histoire on est devenu familier !....) a en particulier été vu sur les cathédrales les plus célèbres de France dont Notre-Dame et la cathédrale de Chartres, entre autres. 
Dessin de J-Y Barnagaud à la suite des obs du Panthéon
. L'oiseau-papillon (quand on l'a vu, on comprend la métaphore !) a ensuite disparu de la chronique ornitho parisienne, malgré les recherches de quelques doux rêveurs (dont votre serviteur....) qui ont cherché à retrouver l'oiseau rare au Muséum mais aussi sur d'autres monuments dont N-Dame et le Panthéon. C'est à Emmanuel Roy qu'est échu le privilège (et le coup d'oeil !) de retrouver l'oiseau, un soir de février, allant se poser sur le Panthéon. La nouvelle a vite circulé et l'oiseau a été revu de plus en plus régulièrement sur le même monument, où il avait pris ses habitudes nocturnes : il venait y dormir. On n'a jamais su où il était dans la journée ! Le nombre d'ornithos plantés devant cette église (la première destination de la chose....) massive et - pour tout dire - fort moche a cru régulièrement au point d'inquiéter la maréchaussée et de vexer les personnalités politiques locales qui, en sortant de chez elles, étaient dédaignées par ce qu'elles croyaient être des journalistes (téléobjectifs obligent !)....  photo J. Wyplosz
. Internet a vite fait son effet et nous avons reçu des mails de quelques pays avoisinants, ce qui nous a permis de rencontrer des collègues belges et anglais venus "twitcher" l'espèce rare ! C'était devenu LE rendez-vous ornitho à la mode....et bon nombre de personnes qui ne se connaissaient que par mails ont profité de l'occasion pour faire connaissance de visu ! L'histoire ornitho retiendra peut-être que c'est en buvant une bière au bistrot du coin (nommé le....Nicot, ça ne s'invente pas !) après le coucher de l'oiseau vedette que les premières discussions sur le lancement d'un Atlas des oiseaux parisiens se sont lancées.... 
photo J. Wyplosz
. Et le Tichodrome ? Début mars, les contacts furent plus rares et il finit par disparaître. L'année suivante, quelques tentatives de le retrouver (après tout, ça l'avait peut-être amusé d'être une vedette....) se révélèrent infructueuses. Pour voir plus d'images du Tichodrome (et même une vidéo !) il suffit de vous inscrire à Ornitho urbaine, puis d'aller sur "Fichiers" où se trouve le Dossier "Ticho Panthéon fev 2004" où vous trouverez tout ce dont dispose la liste sur la question.... 
photo J. Wyplosz
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19-12-2007, 07:08:47 Frédéric Malher
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Vendredi dernier 19 octobre, T.Bara racontait sur Corifdiscus (liste de discussion interne du Corif) l'observation d'un héron en plein Quartier Latin, perché sur ....une antenne de télévision ! La photo jointe rassurait les sceptiques : c'était vrai !
(photo T.Bara) Thierry expliquait sa présence par l'existence d'un bassin à poisson rouge juste en dessous de l'oiseau ...Philippe Rance répondait en racontant qu'à 300m de là le bassin d'une maison de retraite avait été vidé de ses poissons rouges par un héron (le même ?) qui avait ensuite jeté son dévolu sur celui d'une autre maison de retraite à proximité : les poissons n'y doivent leur survie qu'à la présence d'un rocher sous lequel ils peuvent se réfugier ! L'an dernier, pendant les vacances de la Toussaint, un Héron avait aussi repéré le bassin qui "décore" l'entrée du collège où je travaille au Blanc-Mesnil (93). Au retour des élèves, l'échassier avait tenté de rester dans cet endroit si intéressant d'un point de vue nutritif, ce qui avait donné aux élèves quelques sujets d'inattention pendant leurs cours ! Le bruit des récréations avait néanmoins chassé l'oiseau "au long bec emmanché d'un long cou"....De nombreux autres témoignages confirment que ce ne sont pas des anecdotes isolées. C'est la suite d'un long processus d'adaptation du héron à l'Homme (les spécialistes parlent de "synanthropisation" ), commencé en Europe du Nord depuis plusieurs décennies ( une visite à Amsterdam est instructive à ce sujet !) et qui s'étend progressivement à la France : le Héron s'urbanise, comme un vulgaire Goéland ! Il a commencé par les parcs parisiens (voir dans les archives le texte "Les hérons de Paris....et d'ailleurs" du 15 juin 07), il se met maintenant aux jardins... La photo ci-dessous montre qu'il n'y a pas que le Héron cendré qui a repéré les poissons rouges des bassins.....  Aigrette garzette photographiée au Légué (22) par Jean Trillet
(Fichiers de la liste "Ornitho urbaine") |
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23-10-2007, 09:05:23 Frédéric Malher
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Ce dimanche a-midi vers 16h30, après une visite sympa à Montsouris avec Robbert Snep, écologiste urbain néerlandais qui nous a permis de rencontrer deux ornitho-photographes (bonjour Georges-Henry et Deborah !) et d’admirer des perruches au soleil, j’étais en train de corriger des copies devant ma fenêtre ouverte : j’avais déjà été alerté par le cri d’énervement d’une corneille (cri que je traduis habituellement par « Barre-toi d’ma zone ! »…..), mais sans être capable de localiser ni l’émetteur ni la cause. Mes copies corrigées, je réentends le cri et me penche à ma fenêtre, non, ça ne vient pas du robinier en dessous….je vois arriver une puis 2 pies qui s’approche d’une corneille, non…2 corneilles posées au sol : c’était donc ça…..le combat sans cesse recommencé entre les 2 espèces sœurs-ennemies ! 
Cependant elles ne semblent pas s’intéresser l’une à l’autre et une des pies se dirige vers une petite masse brun sombre un peu à l’écart , sur l’herbe elle aussi…..Je me précipite sur mes jumelles pour confirmer mon pressentiment : j’étais en train de dominer du haut de mon 8ème étage un épervier juvénile, sans doute femelle, en train de déchiqueter un oiseau (moineau mâle ?). La couleur est un peu surprenante, …. pour moi qui ne connais pas spécialement les éperviers juvéniles, mais quand même je le trouve bien jaunâtre ! Les spécialistes vont j’espère me dire si c’est normal ou pas…. 
Toujours est-il que les corneilles se rapprochent progressivement, (très progressivement….. semblent pas rassurées plus que ça ! ) de l’épervier qui est bien décidé à défendre sa proie ! J’ai le temps de prendre plusieurs (mauvaises….) photos quand tout à coup c’est parti : une corneille attaque, l’épervier répond, décolle pour poursuivre l’agresseur…. Tout va ensuite très vite : l’autre corneille plonge sur l’endroit où était l’épervier, l’épervier revient et la poursuit mais la pie fonce sur le même endroit : on dirait une partie de bonneteau : où est le dé ? là ? pas là ? qui l’a vu ?…..pas moi en tout cas : je suis incapable de dire qui a fini par avoir le moineau ! 
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21-10-2007, 17:31:30 Frédéric Malher
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Ce matin 13/10, aux Buttes-Chaumont, j’ai retrouvé la Hulotte dormant sur le même épicea que la semaine dernière. Au sol, pas de pelotes mais …une peau de Hérisson ! Ce n’est pas la preuve absolue que la chouette l’a mangé, mais c’est quand même l’explication la plus plausible….. La prédation par le Grand-duc sur le Hérisson est bien connue, mais pour la Hulotte, elle l’est beaucoup moins ! Cependant le « Birds of Western Palearctic » précise qu’il y a des cas de prédations de jeunes hérissons par la Hulotte….. |
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13-10-2007, 16:22:22 Frédéric Malher
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